Saison du Centenaire

1913-2013

Au printemps 2013, le Théâtre fêtera son centenaire et une partie importante de sa programmation sera ainsi consacrée à faire revivre quelques-unes des grandes soirées qui marquèrent ses premiers mois d’existence. Les programmes proposés pour célébrer ce Centenaire s’appuient bien entendu sur certains des moments les plus forts du printemps inaugural de 1913 mais font également écho à d’autres événements ou thématiques ayant trouvé leur place dans la si riche histoire du Théâtre.

Précédent

Suivant

LE SACRE DU PRINTEMPS

 

Ce double Centenaire du Théâtre et du Sacre sera l’occasion de présenter dans la même soirée la version originale de Nijinsky de 1913, remontée en 1987 par les historiens Millicent Hodson et Kenneth Archer, et une nouvelle création de la chorégraphe berlinoise Sasha Waltz avec les forces de l’Orchestre et du Ballet du Mariinsky de Saint-Pétersbourg, berceau musical de Stravinsky, menés par son charismatique directeur Valery Gergiev.

 

Quelques jours plus tard, la version de Pina Bausch sera présentée avec les danseurs du Tanztheater de Wuppertal. Le « Sacre de Pina », l’une des plus belles réalisations chorégraphiques de la seconde moitié du XXe siècle n’avait jamais eu l’occasion d’être donnée sur la scène du Théâtre des Champs-Elysées. Enfin, toujours dans le domaine chorégraphique, Akram Khan présentera également une création puisant son inspiration dans l’esprit de Stravinsky et du Sacre. Si ce dernier reste l’une des pièces les plus inspirantes pour un grand nombre de chorégraphes depuis sa création, il a, par ailleurs, connu l’une des plus belles « carrières » symphoniques. Esa Pekka Salonen, Daniele Gatti et Yannick Nézet-Séguin en donneront ainsi leur vision à quelques jours d’intervalle. Stravinsky réalisa aussi une version pour deux pianos que nous aurons l’occasion d’entendre au cours du mois de juin 2013 dans le cadre d’un concert "Prades aux Champs-Elysées" entièrement consacré à des versions chambristes de musique de ballet.

 

Outre le célébrissime Sacre, la musique des Ballets Russes de Diaghilev sera à l’honneur lors des concerts du Philharmonique de Saint-Pétersbourg.

 


LES AUTRES TEMPS FORTS DU CENTENAIRE

 

Toujours dans cet esprit du printemps 1913 seront présentés un Barbier de Séville où triompha en son temps la célèbre soprano Maria Barrientos dans le rôle de Rosine, une intégrale des symphonies de Beethoven dont Felix Weingarten dirigea quatre d’entre elles (3e, 5e, 7e et 9e) en avril 1913 et qui un siècle plus tard seront servies par l’Orchestre National de France et Daniele Gatti et deux rendez-vous Wagner, non pas seulement pour célébrer le centenaire du compositeur, mais pour rappeler que ce furent au Théâtre qu’ont été données les premières représentations de Wagner en version originale et cela dès 1914.

 

Parallèlement aux échos du printemps 1913, Michel Franck a souhaité rendre hommage à quelques autres moments forts de son histoire comme celui de la première apparition parisienne de Joséphine Baker en octobre 1925 et qui donnera lieu à un grand bal pour clôturer la saison, un Requiem de Verdi auquel est associé de flamboyants souvenirs des plus grandes voix de la seconde moitié du XXe siècle, les représentations scéniques d’une nouvelle production de Don Giovanni, en écho de tant de soirées mozartiennes ici et notamment à la trilogie menée par Daniel Barenboïm et Jean-Pierre Ponnelle dans les années 80, la Turangalîla-Symphonie de Messiaen, ce grand compositeur français qui a sans doute, avec Henri Dutilleux, l’une des plus
« belles et longues histoires » avec ce Théâtre.

 

 

DE VARESE A HAENDEL...

 

Enfin, le Théâtre a fortement été marqué lors des trois dernières décennies par l’ensemble du mouvement de la musique ancienne, devenant sans nul doute la salle où a été présenté à travers le monde le plus grand nombre d’opéras baroques en version scénique et en concert par tous les spécialistes de ce répertoire. Haendel en est devenu l’un de ses principaux « représentants » et cette saison Centenaire verra une nouvelle fois la présence de plusieurs de ses opéras donnés en version de concert.

 

Gageons que la saison 2012-2013 sera à l’image de ce qu’avait rêvé Gabriel Astruc pour « son » Théâtre en 1913, le lieu de « l’excellence ».

Aucun résultat n'a été trouvé Quitter la recherche