Le portrait de Jehanne Charliot

Au 7ème étage du 17 avenue Montaigne, vous rencontrerez Jehanne Charliot qui a rejoint les coulisses du Théâtre des Champs-Elysées en tant qu’assistante de Direction. Partez à la rencontre de celle qui se tient au courant de toutes les grandes décisions…

Quel est votre fonction actuelle au sein du Théâtre ?

Je suis l’assistante du Directeur général Baptiste Charroing et de l’Administratrice Anne Sellier.

 

Depuis combien de temps travaillez-vous au Théâtre des Champs-Elysées et pourquoi avoir choisi d’y travailler ?

Mon activité a débuté il y a précisément deux ans, en mars 2024.
Travailler au Théâtre des Champs-Élysées était l’occasion unique de réunir mes deux passions, opéra baroque et histoire de l’art, dans ce lieu emblématique de l’art déco.

 

Où étiez-vous auparavant ?

Pendant 10 ans, près d’ici, dans la maison de vente Artcurial, au rond-point des Champs-Élysées, où j’ai notamment été l’assistante du Président délégué Maître François Tajan, spécialiste des arts décoratifs et fervent mélomane, jusqu’à son décès tragique en 2020.

 

Quelle est la particularité de votre métier, spécialement au Théâtre des Champs-Élysées ?

La spécificité de mon poste - et son charme - réside dans l’absence de journées types. Évidemment, si la gestion de l’assistanat du Directeur général demeure une priorité (agenda, réception des rendez-vous, préparation des supports de prise de parole, organisation des déplacements), le contexte des productions en cours et les temps forts de la maison (présentations de saison, premières) orientent les tâches quotidiennes.

Pour l’Administratrice générale, je travaille également sur le volet de gouvernance : participation à l’organisation administrative, coordination logistique, rédaction des procès-verbaux des assemblées générales et conseils d’administration du Théâtre.

 

Avec qui travaillez-vous au quotidien ?

J’ai la chance d’être en lien de manière transversale avec la plupart des services du Théâtre. Je travaille notamment avec les membres du Comité de direction (coordination des activités, rédaction des comptes rendus de réunion), la Production (assistanat, saisie et mise à jour dans notre logiciel des productions extérieures), la Comptabilité (bons de commande, notes de frais), la Technique (logistique lors des interventions de la Direction), Ressources Humaines (gestion des agendas), Presse (rendez-vous de la Direction avec des journalistes)…

 

Quel est le premier morceau de musique que vous vous souvenez avoir entendu dans votre vie ?

Même si je n’en garde pas de souvenir précis, il devait s’agir d’un morceau de musique russe, mon père étant accordéoniste dans un groupe de musique traditionnelle russe et tzigane.

En revanche, après avoir découvert tardivement l’opéra dans ma petite ville natale d’Aix-les-Bains (Boris Godounov et la Traviata), c’est véritablement au TCE que j’ai eu ma première émotion baroque lors d’une représentation de l’Artaserse de Vinci en 2012 qui réunissait Philippe Jaroussky, Max Emanuel Cenčić et Franco Fagioli. Un souvenir mémorable !

N’ayant pas eu cette opportunité dans mon enfance, je mesure aujourd’hui la chance des enfants d’assister à l’opéra annuel participatif du Théâtre et les efforts déployés par le Théâtre et la Caisse des dépôts pour diffuser l’art opératique dans les territoires.

 

Un souvenir marquant au Théâtre des Champs-Elysées ?

Un an jour pour jour après mon arrivée, j’ai eu l’honneur d’assister le nouveau Directeur général lors de son premier discours de présentation de saison au public dans la salle du Théâtre : un stress intense lors du pilotage de diffusion du support de présentation vécu au côté de Pierre, notre régisseur son et vidéo, que je remercie encore !

 

Pour vous, le Cercle des Mécènes c’est…

Des femmes et des hommes passionnés et investis sans lesquels il serait impossible de concrétiser les projets artistiques qui font toute la spécificité et l’excellence du TCE. Dans une époque tourmentée, où la musique et la culture peuvent sembler secondaires, c’est grâce à ces initiatives privées qu’il est possible de maintenir ce rempart fondamental de notre civilisation.