À la rencontre de... David Khrikuli

David Khrikuli © Juan Luis Pout
David Khrikuli © Juan Luis Pout

Finaliste du prestigieux Concours Chopin de Varsovie en 2025, le jeune pianiste géorgien David Khrikuli s'impose comme l'un des artistes les plus prometteurs de sa génération.

La musique, vocation précoce ou gène familial ?

Ma mère et ma tante ont étudié la musique, mes parents souhaitaient donc que je reçoive moi aussi une formation musicale. J'ai commencé par les bases, mais j'ai ensuite découvert que j'avais une grande passion pour la musique. Ce qui avait débuté comme une initiative familiale est finalement devenu mon propre choix.

Une rencontre décisive ?

Je me souviens avoir entendu un des élèves de mon premier professeur travailler un morceau. Je ne savais pas de quelle œuvre il s’agissait, alors j'ai demandé à mon professeur, qui m’a répondu qu’il s’agissait de l’Étude op. 10 n° 12 en do mineur de Chopin. Ce fut un moment fondateur pour moi.

Votre premier choc musical ?

Probablement cette même étude de Chopin. J'étais très jeune et je ne comprenais pas encore grand-chose à la musique, mais quelque chose dans ce morceau m'a immédiatement touché.

Une source d'inspiration ?

Tout  : les lieux que je visite, la musique que j’écoute, les films et les expériences de vie.J’écoute toutes sortes de musiques, pas seulement de la musique classique : du jazz, du rock, du metal,tout ce qui me parle. Le cinéma est aussi une source d’inspiration particulièrement importante pour moi.

Quels sont les compositeurs dont vous vous sentez le plus proche et pourquoi ?

Chopin, Brahms, Prokofiev, Ravel, Rachmaninov… La liste pourrait être bien plus longue, car chaque fois que j’explore en profondeur l’œuvre d’un compositeur, celui-ci devient mon préféré. Mais ces cinq-là me semblent particulièrement proches de ma personnalité.


Y a-t-il des influences extra-musicales – littérature, peinture, philosophie – qui vous nourrissent ?

Je pense que tout nous influence : les livres, la philosophie, les expériences personnelles, les personnesque l’on rencontre… Tout cela façonne notre manière de penser. Peu à peu, on développe sa propre vision du monde, qui finit naturellement par se refléter dans notre interprétation.

Un lieu qui vous inspire ?

Les endroits où j'ai grandi, mais aussi ceux qui sont liés à des moments importants de ma vie. La Pologne en fait partie. J'adore ce pays et je suis très heureux de m'y être installé.

Un rituel avant d’entrer en scène ?

Je n’en ai pas vraiment. Peut-être que de ne pas avoir de ritual est mon rituel

Y a-t-il un de vos concerts qui reste gravé dans votre mémoire ?

Le deuxième tour du Concours Chopin est l’un de mes souvenirs les plus marquants. Sur scène, je me suis senti incroyablement inspiré (j’avais l’impression d’être un roi !). Ce sont des moments que l’on n’oublie jamais.

Votre plus grande émotion en tant que spectateur ?

Lorsque vous jouez avec l’interprète qui est sur scène.

Vos passions en dehors de la musique ?

Le sport, la nature, les voitures et les montres. J'aime beaucoup aussi le cinéma.

Si vous n’étiez pas musiciens, vous seriez ?

Honnêtement, je ne sais pas. Une fois que j'ai choisi la musique, je ne me suis jamais vraiment imaginé faire autre chose. Je suis quelqu'un de très paresseux.

Votre playlist idéale ?

En ce 1er octobre, avec mon humeur du jour, ce serait : 
Brahms - Concerto pour piano n° 2 en si bémol majeur, op. 82
Rachmaninov - Variations sur un thème de Corelli, op. 42, 
Ravel - Miroirs
Phil Collins - Another Day in Paradise
Metallica - Nothing Else Matters