Orchestre de chambre de Paris
Thomas Hengelbrock direction
Patricia Auchterlonie voix
L’Orchestre de chambre célèbre Beethoven avec la création d’une pièce du compositeur Simon Wills.
Dates
Wills Antigone, symphonie pour orchestreet voix (création mondiale pourle bicentenaire de la mort de Beethoven)
Beethoven Symphonie n° 4 op. 60
En quelques mots
Beethoven était hanté par l’idée du héros – homme ou femme – seul dans sa résistance à la tyrannie. Telle est Antigone, qui choisit de mourir plutôt que d’enfreindre des lois auxquelles même les dieux sont soumis. Ce n’est pas pour autant l’histoire d’Antigone que narre la nouvelle symphonie de Simon Wills : la descente d’Antigone dans « la poussière sans amour » implique une question, qui est au centre de l’œuvre : « Et maintenant ? » La vie continuera. La forme intrinsèquement dramatique d’une symphonie permet d’exprimer ce voyage, qui mène des ténèbres à une sorte de lumière. La voix humaine – qui s’élève depuis l’orchestre tout en y étant étrangère – est ici un instrument sans corps, dansant, non condamné. Spécialement écrite pour le bicentenaire de la mort de Beethoven, Antigone de Wills dialogue tout naturellement avec la Symphonie n° 4. Composée quatre ans après le sombre Testament de Heiligenstadt – dans lequel Beethoven évoquait sa surdité naissante et le désir de mettre fin à ses jours –, elle renoue avec une atmosphère emplie de charme et de vitalité.
Production Orchestre de chambre de Paris